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Wild Jobs - Ungoliant

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Adriel
Barman et Coyote
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Dim 4 Juin - 17:13
Wild Jobs
Ungoliant et Adriel


Il n'était pas tard, pas assez tard pour que la lune daigne montrer son sourire éclatant aux yeux de tous et domine le désert avec ses fraîcheurs nocturnes. Adriel avait apporté des cargaisons jusqu'à bon port aujourd'hui à l'aide des autres coyotes. La meute de bêtes avaient tout fait pour que tout ne se perdent pas en route, et que les affaires soient bien là à la bonne heure. La marchandise avait finalement atterri entre les bonnes mains, entre les bons doigts. Néanmoins, il fallait donc faire les comptes, vérifier que tout ce qui avait envoyé était au bon nombre, à la bonne quantité, et pour ça, quoi de mieux que l'aide de la charmante Ungoliant. D'après les autres, tout s'était bien passé, mais ici, il vaut se méfier des dires des uns, et des faits des autres. Elle lui avait donné rendez-vous dans un bar pour mettre tout ça au point. Elle même n'étant aucunement douée pour toutes les affaires d'argents et de comptes, alors que les trésors et autres billets lui plaisaient particulièrement, avide de tout ce qui brille, telle une pie. C'était peut-être contradictoire, au fond, mais qu'importait Adriel. Se dirigeant dans la chaleur lourde de Kafsi, elle avançait à pas assez lent secouée par la chaleur fracassante de cette région.

Enfin arrivée dans l'ombre d'un bar, elle vint s’assoir à une table, et se mit à soupirer. Ce n'était bien entendu pas le bar où elle travaillait le soir. La blanche ne désirait pas qu'on voit qu'elle travaille en dehors de tout ça. Pourtant, elle n'avait pas de raison à part entière, elle n'en avait juste pas envie. C'était comme une gêne de se dire qu'elle devait se mettre à servir tout le monde, et Adriel possède peut-être un peu trop de fierté pour le montrer à ces autres bêtes affamées d'argents et de drogues jusqu'aux os. La jeune femme était installée à une table, dans l'angle de la pièce, au fond, dans l'ombre  comme pour se faire oublier de toutes les personnes dans la pièce. Elle commanda alors une bière pour se rafraîchir attendant des nouvelles d'Ungoliant qui n'allait certainement pas tarder.

Dans le bar, il y avait ces personnes en masses, en groupes, les couples, et les personnes seules. Il y avait les alcooliques de la bonne heure qui n'arrivaient déjà plus à articuler, et ceux qui prenaient juste un simple café. L'heure n'était pas à la débauche. Adriel n'aimait pas ce genre de moment où le jour cachait les faits et gestes de chacun, bien qu'à Thyos les masques pouvaient rapidement se retirer d'un coup de fusil dans la pièce. La blanche collée à sa chaise retirer son châle qui l'avait protégée du soleil jusqu'à présent et le déposa à l'arrière de celle-ci, dévoilant un débardeur, ses épaules et ses bras musclés par le travail de barman. Le serveur lui apporta alors sa pinte, tandis qu'elle vit la femme qu'elle attendait arriver.



J'espère que ça ira, c'est un peu court et maladroit à mon goût, mais je ne voulais pas te faire attendre plus longtemps...©
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Ungoliant
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Lun 5 Juin - 2:32
Ungoliant possédait de petites poupées au teint de porcelaine et la tenue de soie qui marchait de manière machinal autour du colis reçu. On ne pouvait pas toujours se fier aux hommes, mais ces fillettes, elles, ne mentent jamais. Pas à leur créatrice. Et le comptage s’arrêtait quand l’humain obtient le même nombre que le jouet. Suffisamment souvent pour qu’il n’y ait pas de problème, les comptes étaient bons. Les doigts minuscules des petites filles entraînées se faisaient aller. De 1 à 10, à chaque fois, et aussi longtemps qu’il le faudra. Ungoliant, au regard dur, supervise le tout pendant que les échanges se font. Elle n’est là que pour compter, que l’argent corresponde à la cargaison.

Et quand tout cela ne balance pas, à Thyos, généralement, ça ne termine pas très bien. Sauf pour elle. Ungoliant s’en sortait toujours avec plus que ce qu’on lui devait, étrangement.

Elle referme son cahier de comptes et le range précieusement. Un châle sur ses épaules plus tard, elle traverse les rues toujours aussi occupées de Kafsi. Rapidement, on l'interpelle, lui pose une question concernant les chiffres, la drogue, et elle décide d’ignorer. Ignorer pour se rendre à un bien meilleur endroit, ou plutôt un lieu digne d’un bordel mais en bien meilleure compagnie.

Des masses de gens, des hommes et des femmes qui se mélangent. Durant les premières années, Rosily se sentait gênée, inconfortable. Quelle drôle de façon de faire. Se frotter les uns contre les autres, se toucher, se tremper. Aujourd’hui, elle n’y fait plus attention. C’est étrange, toutes ces choses qui se mélangent. Ungoliant lève les yeux et cherche une petite tête blonde. D’une main, elle écarte son foulard pour dégager son visage, se faufile en prenant soin de ne toucher personne. Elle ne voulait rien attraper au sein de toute cette chaleur.

Ses paupières se plisse et sa bouche esquisse un sourire. La voilà, la jeune fille qui faisait passer les armes et la drogue comme si de rien était. En secret. Ungoliant s’approche, sa silhouette longiligne et fragile traverse la distance qui la séparait d’Adriel. Une salutation, puis une main sur l’épaule. La femme se penche doucement, aligne ses lèvres avec la pommette de son amie, elle murmure :

“Je crois que l’un de tes compagnons est un coquin.”
Un bandit, certes. Ils le sont tous. L’un d’entre eux, cependant, un voleur. Un cachotier.

Ces mots dit sur le ton de la confidence, étouffés par le bruit, l’hystérique pose un rapide baiser sur la tempe de la fille avant de se laisser tomber sur la chaise en face d’elle. La confiance, ça ne se gagne pas, ça ne se donne pas. Mais Adriel, malgré la confusion de son genre, ne prendrait pas un paquet de drogue pour elle toute seule, selon Ungoliant. Elle se sert un verre de la pinte.







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Adriel
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Lun 5 Juin - 14:18
Wild Jobs
Ungoliant et Adriel
La femme vint à elle sans qu'Adriel ne bouge un seul de ses membres, seuls les muscles liés à son sourire s'empressèrent d'exprimer son contentement à la vue de la brune. Cette femme, Adriel l'appréciait, l'acceptait. Son visage expressif ne pouvait parfois mentir face à son entourage, mais une fois peut-être un peu proche de son corps, elle reprit un air neutre. Son visage proche du sien n'était point gênant, elle observait ses traits de femme plus mature, mais tout aussi bien conservés, tout aussi charmants. Cette femme était pulpeuse, elle avait quelque chose d’envoûtant, et de surprenant à la fois. Un alcool fort dont on ne pouvait se passer une fois qu'on a tremper ses lèvres dedans, alors qu'il ne cesse de brûler le fond de la gorge de son hôte. Pourtant, elle avait quelque chose de rassurant, quelque chose qu'Adriel n'arrivait pas à toucher de ses mots.

Aux mots d'Ungoliant, elle se mit à grimacer, le silence dura quelques secondes, le temps d'un baiser sur une extrémité de son visage qui laissait comme une caresse dans le fort intérieur de la coyote. Elle se doutait bien que cette journée avait été bien trop tranquille. La blanche n'avait rien à voir avec les histoires de drogues, elle n'était pas accrocs à tout ça, à toutes ces substances qui tournent à Thyos, si ce n'est l'alcool, la cigarette, le sexe et l'ennui. Les questions se mettent à fuser dans sa tête, combien ? Qui ? Quand ? Il fallait régler ce malentendu, mais elle ne douterai en aucun cas des comptes d'Ungoliant. C'était une source sûre où s'abreuver lorsque l'on a la gorge assoiffée.

Voyant qu'Ungoliant se servit, elle n'en fit rien, la laissant faire. Elle ne rechignait pas à l'idée que l'on puisse se servir de la bière. Ce n'était qu'un rien, une broutille parmi tant d'autres. Si bien qu'Adriel se pencha sur la table, le regard quelque peu contrarié au fond, alors qu'elle ne voulait pas le montrer. Les coudes sur la table, elle se pinça la lèvre avant de murmurer assez fort pour qu'elle entende, mais pas assez pour que les autres intrus puissent écouter ses paroles.

« Combien en as t-on perdu ? »

Elle ne lui demanda pas qui. Elle avait une idée du trouble fait. C'était peut-être le même que d'habitude, peut-être le même petit fourbe qui volait toujours la même dose pour consommer dans son coin. A moins qu'un autre que celui-ci se fasse punir et ne prenne rien à sa place. De toute façon, cela ne resterai pas impunis. Adriel n'avait pas à s'inquiéter pour son cas, malgré le fait que c'était une femme, elle était parfois mieux vue que certains de par le fait que les contenants des camions et  des caisses ne l'intéressaient pas. La chose qu'elle voulait, c'était taire ses souvenirs. Cette dernière passa une main sous sa mâchoire pour poser sa tête dessus et la maintenir, faisant craquer ses doigts contre l'os. Puis son autre main vint au verre pour à son tour venir se désaltérer, avant se laisser un soupire s'échapper de ses lèvres.


« Encore des histoires. Quelle bande de petits cons. »

Ajouta t-elle, retrouvant le sourire.

« Ils ne peuvent pas s'en empêcher. »


Des critiques fusent, elle ne peut s'empêcher de juger les incompétents. Ceux qui finissent pas tout faire échouer, ceux qui finissent pas ternir leurs réputations, ou par enfoncer les autres dans le néant ou la mort. Parfois, elle trouvait que l'être humain n'était qu'un lâche, jusqu'à se souvenir de ses propres erreurs. Elle chercha alors de ses yeux verts ceux de son aîné pour les plonger dans les siens, et reprit une gorgée rafraîchissante.

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Ungoliant
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Jeu 8 Juin - 4:17
Ungoliant est une femme exigeante qui n’accepte pas que ses chiffres ne balancent pas.  Elle prévoit les dépenses des coyotes -qui eux ne doivent pas être capables de le faire seuls, ils sont des idiots- et un manque quelque part chamboule ses plans.  Et la trésorière n’aime pas être chamboulée.  Ungoliant a, avec les années, arrêter de se demander comment les coyotes peuvent ne serait-ce qu’un instant penser que des grammes de drogue en moins, une poignée de munitions, ne seraient pas remarqué.  Au moins, faire les comptes des bandits continue de rapporter, c’est tout ce qui importe.  

“Pas assez pour dépasser ma marge d’erreur.” Mais suffisamment pour la faire grincer des dents.  

Quelle bande de singes.  Pense-t-elle tout bas alors qu’Adriel s’exprime tout haut.  Un hochement de tête.  Ungoliant, peut-être, possède une méthode trop organisée pour le chaos de Thyos.  Les nombres demandent une logique mais le désert n’obéit à personne.  Néanmoins, la veuve ne peut s’imaginer vivre dans un lieu où elle n’aurait pas le droit de faire sa propre loi.  Subir sans réponse ?  Jamais à Quorl.  

“As-tu déjà vu un homme s’empêcher de faire quelque chose ?”

Un soupir, les yeux virent vers le plafond du bar puis une gorgée de bière volée à Adriel.  Les hommes, le plus grands fléaux de l’histoire.  Il arrive à Ungoliant, hélas, d’exprimer de la misandrie, un dédain pour l’autre sexe.  L’histoire en a voulu ainsi.  Et si à Thyos les femmes commettent les mêmes crimes, les mêmes erreurs que les hommes, la trésorière n’arrive pas à les juger de la même façon.  

Ungoliant croisa le regard d’Adriel.  Neutre.  Un battement cils.  Un sourire.  La femme penche la tête d’un côté, comme pour la reposer après une journée à se tenir bien droite devant son carnet de nombres et sa haute queue de cheval suit le mouvement.  Elle ne porte pas ses cheveux détachés, pas en public du moins.  L’un des nombreux plis de son vivant qui lui reste malgré les années passées à Thyos.  Le désert fut une transition très abrupte, mais pas insurmontable.  

“Le problème est que si je devais éliminer ceux causant les problèmes, il ne resterait plus personne avec qui commercer.”

Elle esquisse une gestuelle aléatoire de la main, démontrant toute la complexité, la boucle infinie, de la vie marchande de Thyos.  Soudainement, un couple qui danse s’approche d’elle.  Ivre, ils ignorent où ils sont, mais ils se serrent l’un contre l’autre.  Ils tournoient, s’esclaffent.  Quand une main passe près de son visage, elle écarquille les yeux et s’écarte.  Dans son regard doré se trouve le jugement, le dédain, toujours.  







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Adriel
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Ven 9 Juin - 22:52
Wild Jobs
Ungoliant et Adriel
Pas assez, et pourtant, pour Adriel c'était déjà trop. Elle irait crier comme elle le fait comme d'habitude et s'énerver, même si cela n'allait rien résoudre. Ils ne peuvent s'en empêcher, mais chacun devra encore payer pour la quantité que l’intrus a fait sortir. Ungoliant avait la chance de ne pas être mêler directement à toutes ces histoires se disait Adriel, et pourtant elle devait en avoir d'autres problèmes... La blanche vint faire craquer les os de son autre main encore une fois sous sa mâchoire comme pour exprimer son mécontentement. A croire que pour le travail, revoir cette femme n'était pas toujours bon signe. Pourtant, il y a quelque chose qui faisait qu'elle arrivait à l'apprécier en dehors de ces moments parfois contrariants. Adriel ne dit rien, elle ne voulait pas se plaindre devant son aînée, elle n'était pas concernée par ces frauderies. Elle préféra laisser le silence parler, mais suite à la deuxième remarque d'Ungoliant, elle se mit à sourire. Il est vrai que l'homme ne s'arrête pas quand il a une idée en tête, une envie, une pulsion. C'est un animal, une simple bête qui suit sa soif. Elle serra légèrement les dents, avant de lui répondre.

« Non, c'est vrai... A croire que les hommes ne savent que suivre leurs pulsions comme des bêtes. »


Elle pouvait se permettre de juger les hommes devant elle. De toute façon, elle ne se considérait pas comme homme, et pas comme femme. Adriel se disait être neutre, elle n'était pas partagée à l'idée de devoir s'identifier à un sexe, elle s'en moquait vulgairement. Bien qu'à certains moments, certaines personnes arrivaient à la faire se sentir femme dans des moments plus intimes. C'était étrange d'ailleurs selon elle. Dans tout les cas, elle ne voulait pas être identifiée à un sexe, rien qu'à voir les clichés auquel on les avait associé... Elle en cognerait plus d'un. Les femmes sont différentes des hommes, et pourtant, tout aussi dangereuses, pourtant Adriel en avait moins à leur reprocher, voir elle en rirait. Encore une gorgée prise dans son verre, Adriel souriait à la voir lui piquer sa boisson. Comme quoi, le vol l'amusait en quelque sorte, ou bien était-ce juste parce qu'elle l'appréciait ? Peu importe.

Son regard dans le sien, elle ne bougea pas. Un battement de cil, et un sourire. Elle lui rendit instantanément. Elle avait le sourire facile Adriel. A croire que c'était un masque pour cacher ses autres sentiments. A sourire, on finit par être peut-être heureux, le faire croire aux autres, et se convaincre que la joie est présente dans la vie. Pourtant, ce n'est pas forcément le cas. Pourtant, elle était toujours sincère, du moins avec certaines personnes, elle n'avait pas à cacher ses expressions, elle n'en avait plus besoin, de se cacher derrière des vêtements et des mimiques pour être qui elle voulait.

« C'est vrai si on raisonne comme ça... Il ne resterait certainement que quelques coyotes, et encore... »

Dans la masse de dealer, dans la masse d'escrocs dans le désert de Thyos, et dans Nycht, personne n'était blanc. Personne. Tous avaient les mains sales, tous avaient déjà profité, tous avaient déjà fait quelque chose. Adriel ne sentait pas vraiment concernée par ses propres accusations, mais c'était le cas de nombreuses personnes déjà à Thyos. Néanmoins, elle en avait sur la conscience. Si elle devait payer pour les faits qu'elle a commit, elle méritait largement les enfers, mais n'est ce pas déjà Thyos ? La fournaise, les coups de feu et la peur, avec tout les démons qui y vivent. Les pêcheurs sont assez malsains pour faire devenir cet endroit l'enfer...

Ses yeux se posent sur le geste gracieux et féminin d'Ungoliant, mais des parasites s'approchent un peu trop prêt, à croire l'expression que se met à dessiner la femme aux airs de secrétaire. Deux amoureux un peu trop ivres laissent la femme sur un note amer. A croire que l'alcool et l'amour ne font pas mon ménage ici... Adriel se met à esquisser un nouveau sourire face à la réaction surdimensionnée d'Ungoliant, néanmoins, elle la comprend. La blanche n'aime pourtant pas voir les amoureux. Elle sort son flingue qui était resté jusqu'à présent coincé contre sa ceinture, et commence à le brandir devant les deux bêtas avec un air plus sérieux sur le visage. Oui, elle avait la gâchette facile, elle n'avait pas envie qu'on approche d'elle avec des sentiments dégoulinants, de plus, sa camarade n'avait pas l'air non plus d'apprécier la présence de ces déchets notoires. Elle brandit l'arme, se levant de sa chaise, à l’affût du moindre mouvement devant le couple avant qu'ils ne commettent l'irréparable.

« Bougez de là, les tourtereaux. Sinon ta main finira en charpie, peut-être ton amant, à moins que je finisse par trouer ta sale face d'une balle.»


Adriel perd son langage et son calme. Le tigre se réveille, et elle attire les regards, pourtant personne n'ose bouger. Tout le monde fait comme si de rien était, c'était une normalité. Normalement, ils n'oseraient pas rester ici, et tout rentrerait dans l'ordre, sinon elle tirerait. Elle ne perd pas de temps, et marque son territoire. Elle ose montrer ses crocs. Impulsive et colérique, elle s'emporte vite, quelque peu lunatique. Mais tout cet amour qui dégouline de leurs rires lui donne envie de vomir. Ils se collent encore plus l'un contre l'autre, et Adriel grimace, horrifiée.

« Allez ! Partez ! Vous me donnez la gerbe ! »


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Ungoliant
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Dim 11 Juin - 15:12
Être neutre.  Une idée, un concept, que Ungoliant ne comprend pas, mais accepte.  Comment un garçon peut être autre chose qu’un garçon, comment une fille peut être autre chose qu’une fille ?  Les deux pensent de manière trop différentes, même pas complémentaires… juste opposées.  Néanmoins, la trésorière ne sent pas la nécessité de tout comprendre, juste de faire avec cette drôle de neutralité et de laisser Adriel choisir ce qu’elle désire être.  

Elle acquiesça.  Ungoliant imagine déjà l’ennui incommensurable que serait Thyos sans coyote.  Un désert calme et plat, vide, où personne ne prend de drogue, personne ne prend d’arme.  Une vie simple, sans danger et régit par des règles comme ailleurs sur Quorl.  Mais ses pensées se coupe avec l’arrivée du couple ivre.  Quel manque de retenue.  Ungoliant s’indigne silencieusement, ne laisse que ses yeux et le crispement dans sa bouche montrer son dédain, et une parcelle de colère.  Ces actes peuvent être commis plus loin, dans le bar, où autour d’autres tables, mais pas la sienne.  Pas avec Adriel.  

Être témoin de l’amour ne la gène pas.  La femme reste plutôt de glace devant ces démonstrations d’affection.  Pendant un temps, elle posait ces mêmes gestes, mais en cachette.  Néanmoins, depuis sa mort, il s’agit d’actes qu’elle a eu la chance de ne pas poser à nouveau.  Alors qu’elle tente de les ignorer, Adriel les brusque en les pointant avec son arme.  Ungoliant délaisse le dégoût et fixe le couple avec intérêt.  Vont-ils paniquer, tenter de calmer la blanche ?  Dans le silence, sur le bout de ses lèvres entrouvertes par le suspens, elle espère que les amants poussent Adriel à tirer.  

Si l’ivresse encourage la folie, ici, elle a avorté le courage des deux criminels -car ils le sont tous, des criminels.  L’amante trébuche sous les effets de l’alcool et l’homme la rattrape avant de s’éloigner, sommant à la blanche de se calmer.  Gentiment, un peu paniqué.  Ungoliant soupire et se désintéresse, alors qu’eux s’éloignent.  La femme ne serait pas témoin de la tempête d’Adriel, de sa passion qu’elle tient fermement dans sa main, le doigt sur la détente.  

Au quand revient l’ambiance paisible, que le bar oublie l’altercation, passent quelques secondes avant que la voix forte d’un homme inconscient s’élève :

“T’façon tu dois pas savoir viser, sale con !” Qu’hurle l’amant dont le défi, la rébellion, vient de le frapper.  

Ungoliant ne prend pas le temps de le regarder, ses yeux se portent sur la blanche.  Patiente.  Ses yeux d’ambres montrent que dans son absence d’expression se trouve un sourire difficile à retenir.  Et pis, une nouvelle gorgée de bière roule au creux de sa gorge.  Tire, tire.  







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Adriel
Barman et Coyote
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Dim 11 Juin - 19:07
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Ungoliant et Adriel
Ils partent. Il n’en font rien. Ils s’éloignent, seraient-ils assez lâches pour ne pas affronter Adriel. Elle siffla tel un serpent pour montrer son dédain. Adriel appréciait l’affection, même les gestes tactiles, pourtant les démonstrations en public, les bécots des amoureux, ou même juste le fait de voir deux personnes comme ça l’énerve. Pourtant, il y a des années, elle faisait la même chose. La rancœur la fait juste agir par impulsivité, la rancœur la rend plus animale qu’elle ne l’est naturellement. Au fond, elle ne sait pas si c’est ces gens qui la poussent à agir ainsi, ou juste le fait qu’elle est frustrée de ne pas avoir pu faire la même chose. Le bras tendu, face à ces imbéciles, elle se relâche les voyant finalement s’éloigner. Sa mâchoire aussi se détend comme le reste de sa musculature jusqu’à présent braquée.

Pourtant, elle ne range pas l’arme, elle les fixe, elle ne les lâche pas des yeux. Son regard est froid, et son visage n’inspire guère la sympathie. Adriel tient sa main l’arme le doigt toujours sur la détente. La femme trébuche sur l’homme, et ils continuent de s’éloigner. Il n’y allait pas donc avoir de sang qui allait couler. La colère du passé ne referait donc pas surface, son passé de chasseuse de prime ne prendrait pas le dessus sur la situation. Un soupire elle lâche, tentant de détendre ses nerfs, encore froissés.

Une voix la réveille. Ce qu’elle entend ne lui fait guère plaisir, son égaux est quelque peu touché par les mots de l’inconnu qu’elle venait de menacer. D’où ose-t-il l’insulter de la sorte ? Elle n’est ni un homme, les hommes sont stupides, comme lui, ni bigleuse comme sa femme qui n’allait certainement pas revenir de ce qu’elle allait faire...  Insupportable. Il avait réveillé son orgueil et sa colère. Personne n’a conscience de qui se cache derrière Adriel, à croire que tout le monde a oublié son passé de chasseuse de prime, elle en est presque flattée, et rassurée, même si sous Vulture, elle ne s’assumait pas encore totalement. Mais l’orage se lève, son bras se redresse tel la main de Zeus, et la foudre s’abat donc. Bruit important, et un silence… Tout le monde se tait, étrangement, puis il y a quelques chuchotements indiscrets. L’homme s’échoue au sol, et le sang coule à flot dans les bras de sa femme qui venait de perdre son aimé. Une balle tirée directement dans la poitrine du provocateur… C’était comme une vengeance contre le fait qu’elle avait elle même perdu son aimée. Adriel regarda tout leur bonheur s'effondrer, et garda un air neutre et sérieux sur son visage. Ce n’était plus le visage taquin et souriant que les autres avaient l’habitude de voir, mais bien l’amertume qui parlait à sa place…

La blanche ne rangea toujours pas son arme, elle posa son regard sur tout les autres, comme pour les prévenir que si un autre avait quelque chose à dire, il subirait le même sort. Puis elle chercha alors Ungoliant du regard, elle n’avait pas envie de rester une minute de plus pour entendre les jérémiades et la colère de l’autre femme beaucoup trop ivre. Elle sortit de sa poche quelques pièces qu’elle déposa sur la table. Elle porta son autre main à son châle, et le déposa sur son épaule. S’approchant de la brune, elle ne la toucha pas, elle n’osait pas vraiment quand c’était Ungoliant, surtout dans les espaces publics. Elle lui aurait bien tendu la main pour la prendre, mais ce n’est pas le moment. Sa tête fit un signe pour lui dire de la suivre, alors que le souffle dans sa poitrine était encore puissant. Sa nervosité était à vif, tout comme la douleur de l’homme qui gémissait telle une femme au lit se faisant piner. La blanche s’avança devant le couple, un air hautain sur les traits de son visage. Elle se stoppa devant eux, alors que la flemme pleurait sur l’épaule de cet imbécile.

“Au fait, ça c’est pour le con. Je suis une gonzesse, mais c’est toi qui est peut-être trop bigleux pour le voir.”

Un rire léger, et un coup de pieds sec et direct elle apporta aux côtes de l’homme. La douleur s'heurta à sa cage thoracique... Il lâcha un cri de douleur et sa compagne, elle semblait être plus préoccupée par son état, que par Adriel elle même... Cette dernière n’hésitait pas à viser là où elle savait qu’il aurait bien mal. Cela ne servirait à rien de l’achever, il n’en avait plus pour longtemps si personne ne venait s’occuper de sa plaie. Le voyant encore plus se méprendre, elle quitta le bar attendant donc la venue d’Ungoliant. La blanche avait la main qui tremblait légèrement et se mit à taper la devanture du bar. Ses yeux se posèrent au loin, se concentrant sur un point fixe. Si elle y retournait, il finirait certainement criblé de balles… Adriel avait envie de rentrer, la chaleur était forte, lourde, et semblait tout aussi l’embêter que le commentaire du provocateur.

“Quel con !"

Ajouta t-elle, les sourcils froncés, tentant de retenir ses nerfs. Elle n’aimait pas se laisser aller à ses vices, et certainement pas devant un public. Ungoliant savait que cela pouvait arriver, elle sait que tout cela n’allait pas la gêner, elle. La blanche glissa finalement son arme dans son emplacement, contre sa ceinture. Puis sa main vint se glisser dans sa chevelure, avant de venir la passer contre sa propre nuque pour se calmer les nerfs, comme une caresse, un massage, un apaisement, un baiser, ou juste un geste affectif et maladroit.

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Ungoliant
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Ven 16 Juin - 5:19
L’insulte siffle des lèvres de l’ivre et vient se planter directement dans la tête de la blanche.  Ungoliant lève un sourcil.  Passive, ou aggressive ?  Le coup part sans que la trésorière ne sursaute. Dans le désert de Thyos, un tel bruit n’est pas une surprise.  Lorsque l’homme s’écroule lourdement au sol, elle ne se retourne pas pour le regarder.  Droit devant, ses yeux sombres regardent la tueuse.  Bang !  Un tir, un seul.  Pas besoin de plus.  Elle entend les plaintes et le désespoir de l’amante mais ces pleures ne viennent pas la toucher.  Peu de choses y arrivent et les gémissements de la femme l’intéressent moins que la sauvagerie d’Adriel.  

Les pièces tintant sur la table signifièrent que leur petite sortie au bar est terminée.  Ungoliant a le choix de rester assise, seule, avec ces idiots, ou de partir.  La femme se lève et suit la blanche, silencieuse.  Ce ne fut qu’en passant près du couple abimé qu’elle put remarquer les dégats.  Il y a beaucoup de sang, beaucoup de larmes.  Personne n’ose se précipiter à la rescousse de l’ivre, peut-être de peur qu’Adriel réagisse à nouveau et fasse une nouvelle victime.  Tant pis, un homme de moins à Thyos.  

La nuit de Kafsi est fraiche.  Néanmoins, Ungoliant a remis sur sa tête le foulard qui sert normalement à la protéger du soleil.  Une drôle d’habitude venant de son temps de vie, ou une façon esthétique de camoufler légèrement son identité.  Qui sait qui pouvait surgir au coin de la rue, pistolet et couteau brandis ?  Au travers du lin qui couvre sa tête, la victorienne ressert sa queue de cheval, laisse à Adriel quelques secondes pour souffler.  Ungoliant, lorsqu’il ne s’agit pas d’argent, est une femme patiente, silencieuse.  Passive jusqu’à ce qu’il n’y ait d’autres choix que d’agir.  Mais un temps passe et elle ignore ce qu’elle doit faire à présent.  

“Préfères-tu être laissée seule ou continuons-nous notre échange chez toi ?”


Parce que chez la trésorière, il y a quelques petites poupées qui s’agitent.  Des oeuvres d’art, un visage lisse et une dentelle parfaite, mais cela rend beaucoup de personne inconfortable, Adriel en fait partie.  Un coup de pied dans une tête en porcelaine est si vite arrivé.  Et puis Adriel possède un ordinateur.  

Certaines personnes présentes dans le bar décident que pour eux aussi, la soirée est terminée.  Ungoliant se déplace un peu sur le côté, se rapproche d’un pas d’Adriel.  La suivra où elle ira, sans se plaindre mis à part si c’est pour rejoindre un autre endroit bruyant.  

“Tu n’es point forcé si cet altercation t’a épuisée.”
Dit-elle alors, qu’au contraire, Ungoliant avait reçu une vague d’énergie.  La violence réveille.  







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Adriel
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Mar 20 Juin - 1:33
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Ungoliant et Adriel
Ungoliant est là. Adriel ne la regarde pas vraiment, elle fixe un point dans les espaces alentours. Concentrée sur sa nervosité, elle se moque bien du sort des autres. Peu importe, cet homme et sa femme. Il y a une tête de gland de moins à Thyos, et tant mieux. Puis elle se retourne à la question de son aînée. Adriel ne voulait pas être seule, pas dans cet état, bien que lunatique elle avait besoin de se calmer et la solitude n’allait certainement que rendre sa colère plus forte et l’animer. Elle lâcha sa nuque et grimaça sentant ses muscles tendus. C’était douloureux, bloqué. Elle laissa tomber, songeant qu’une petite séance chez un spécialiste ne serait pas de refus, même si elle n’aimait pas les médecins. Ils sont étranges selon elle, et posent trop de questions inutiles.

“Non. Allons chez moi, Ungoliant.”

Adriel n’aurait pas vraiment aimé être chez Ungoliant, les poupées la mette mal à l’aise. Elle n’avouerait pas qu’elle en a peur, elle ne veut pas. Elle est bien trop fière. Cette dernière ne sait pas même ce qui la pousse à avoir peur, ou à les trouver malaisantes, après tout, elles ne vont rien lui faire, contrôlées par Ungoliant. Adriel serait du genre à se laisser aller, à donner un coup de pieds franc dedans, à être trop mal à l’aise pour se gérer. A son époque, elles avaient déjà une sale tête, les poupées. Elle n’avait jamais aimé ça, et dans les conditions où elle vivait enfant, elle n’en avait eu qu’une, volée, qu’elle avait vraiment amochée. Ce n’était déjà pas sa tasse de thé.

Il y a du mouvement dans le bar, c’était mauvais signe, que ce soit pour elle, ou pour Ungoliant. Il fallait donc bouger, se déplacer, et assez rapidement. Adriel n’avait point l’envie de retourner dans un bar ou d’aller dans un endroit où l’odeur nauséabonde des habitants de Kafsi rodait. Elle allait donc simplement rentrer chez elle, tranquillement, ou l’odeur sucrée allait enivrer ses narines plutôt bien accompagnée. De plus, Ungoliant était plutôt calme, agréable en quelque sorte, elle n’était pas un poids et c’était assez fascinant de voir son obsession pour les ordinateurs, ou serait ce juste sa beauté qui l’était ? Adriel était toujours amusée, elle appréciait l’observer, observer sa beauté, alors qu’elle restait concentrée sur la technologie. Elle n'avait pas besoin de parler, de trop parler avec elle. Elle profitait juste de sa présence.

“Je ne suis pas vraiment fatiguée. Viens chez moi.”

Adriel n’était pas fatiguée, si ce n’était cette chaleur qui l’énervait particulièrement. En soit, cette altercation l’avait un peu secouée. Dans tous les cas, elle se moquait de la mort des autres, mais quelqu’un aurait pu lui rendre un coup de fusil ou lancer un assaut. La blanche se décida donc, et sans attendre  son avis, elle lui fit signe, souriant de nouveau pour lui dire de la suivre, pour égayer son visage, pour indiquer le chemin qu’elle connaissait déjà.

C'est court ;; je suis désolée, tu veux clôturer du coup ?
Je pense que si tu clôtures j'ouvrirai le rp alors chez Adridri©


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Ungoliant
Trésorière
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Mar 27 Juin - 4:47
Chez elle.  Ungoliant acquiesce discrètement.  Pourtant, ses poupées sont magnifiques; des robes finement taillées, de jolies boucles et des yeux profonds comme les abysses.  Elles doivent être plus expressive que leur créatrice.  Étrangement.  Un regard vers d’où Adriel et elle venaient, la trésorière sent l’agitation, les voix qui s’élèvent, le brouhaha parmi les tables et chaises qui meublent l’établissement.  

Chez elle.  Encore.  La noirceur voile la ville de Kafsi et permet à Ungoliant de se promener la tête découverte.  La femme regarde une instant le ciel et son absence d’étoile, toutes dissimulées derrière la fumée de la ville industrielle.  Quand ses yeux reviennent vers la terre ferme, elle aperçoit le mouvement d’Adriel et se met à avancer avec celle-ci.  Pas de mot.  C’est ce qu’apprécie la conceptrice chez la mercenaire.  Pas de petite discussion insignifiante.  Le silence, le calme.  La liberté de souffler, d’observer.  Une amie, tout simplement, au sein de Kafsi et de ses impitoyables criminels.  Impitoyable Adriel.  

Ungoliant la suit dans un chemin qu’elle commence à reconnaître.  Il lui arrive de quitter le confort de sa sombre demeure pour aller ailleurs.  Elle aime ses meubles, ses choses, mais changer d’air parfois, est bien.  Leurs pas sont rapides, trainer trop longtemps dans le noir, à Thyos, est une mauvaise idée.  Une situation fâcheuse qui coûte la vie, ou pire, la dignité, l’honneur.  Il faut même, à un instant, montrer son arme pour éviter d’être embêtée par un passant désireux de se faire un peu de monnaie avec les deux jeunes femmes.  Raté.  Elles ne sont pas inoffensives, sans défense.  Elles sont là depuis longtemps, déjà.  







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