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m a n s l a u g h t e r | ft. Dread

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Ungoliant
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Dim 4 Juin - 23:28
Une immense inspiration s’engouffre dans ses poumons.  Elle respire à nouveau.  L’Espace-Temps l’avait dit, que tout s’effacerait, que la maladie ne serait plus.  Rosily écarte sa joue du sol froid et regarde autour d’elle.  Rien ne lui est familier.  Les meubles sont couverts d’objets qu’elle n’a jamais vu, en pagaille.  Il y a une drôle d’odeur dans la pièce, différente de la moisissure et du renfermé de l’hospice pour lunatiques.  Ses yeux se lèvent et remarque un faible rayon de lumière filtre au travers de rideau dont le design laisse à désirer.  

De la lumière.  Accessible.  Rosily se met sur ses jambes, tremble, puis se tient droite.  Elle est inconfortable.  Son corset mal ajusté lui fait mal, le sang sur sa robe craquelle.  Mais elle ne s’en soucie pas pour le moment, ses pas la trainent jusqu’à la fenêtre.  Insouciante, reconnaissante peut-être, elle écarte le pan de tissu.  L’extérieur.  Pendant combien d’années l’a-t-on empêchée de sortir, d’être libre ?  

Le désert défile devant ses prunelles fatiguées.  Des habitations qu’elle ne connaît pas, le soleil le plus fort qu’elle ait vu.  Elle plisse les paupières le temps de s’habituer et d’admirer.  De respirer.  Liberté.  

Hélas, elle ne peut rester à sa contemplation.  Elle se retourne et, lentement, traverse la pièce.  Ungoliant cherche un point d’eau et trouve une pièce qu’elle identifie comme une cuisine de domestiques oubliée.  Elle ouvre l’eau et s’éclabousse le visage.  Tout lui semble si étrange, différent.  Ungoliant sent sa curiosité titillé le creux de son ventre.  Dommage que Marianne ne soit pas là pour découvrir toutes ces nouvelles choses qui l’attendent.  

Elle défait ses cheveux noirs et y glisse ses doigts en continuant sa découverte de l’étrange habitation.  Elle abandonne sa blouse imbibée de sang ainsi que son cache-corset tout aussi taché.  Rosily change de pièce et prend un temps pour observer son environnement.  Des disques, de plus petits appareils avec différents boutons.  Beaucoup de métal, de plastique, peu de bois.  

Rosily passe une porte entrebâillée où trône un lit défait.  Sans doute le propriétaire de cette drôle de garçonnière.  La femme s’approche, l’hystérique le regarde dormir de manière peu appropriée.  Elle fronce les sourcils et, arrivée près de lui, tend la main pour le réveiller.  Ses doigts blancs poussent son épaule.  

“Hey” qu’elle dit tout bas.  

Elle remarque que sans manches longues pour couvrir ses bras, sa maigreur paraît davantage.  Heureusement, le sang avait été essuyé plus tôt, du moins, celui dans son visage.  

“Réveillez-vous.”







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Dread
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Lun 5 Juin - 2:00
i thought that i was dreaming
when you said wake up

"Il n'y a rien de pire qu'un inconnu dans le noir." Tu n'aurais jamais pu deviner ce soir-là qu'en allant te coucher, tu aurais la peur de ta vie. Tu n'aurais jamais pu deviner non plus qu'une personne était susceptible d’apparaître chez toi comme si de rien était. Tu aurais pu accuser l'Espace-Temps de se moquer de toi, tu savais de la bouche de certaines personnes qu'il était taquin et prenait un malin plaisir à voir les gens souffrir mais en même temps cela aurait pu être un moyen pour toi de tester ta détermination à devenir meilleur.


Comme à ton habitude, tu rentrais complètement bourré et lessivé dû à une soirée trop arrosée. Les effets de l’ecstasy étaient finis et tu recommençais à voir la vie aussi fade qu'elle l'était, à réentendre le bois craqueler sous ton poids et les rats courir dans les murs. Tu mis un disque avant de te laver le visage dans une salle de bain pourrie puis tu traina du pied jusqu'à ton salon.
Tu étais absolument incapable de réfléchir convenablement et très vite ton esprit s'en alla avec la musique. Il devait être environ trois heures. Tu eus une absence de presque une demi-heure, la première face du disque était finie depuis longtemps quand tu repris tes esprits.
C'est d'un geste lent et fatigué que tu te releva pour dégager jusqu'à ton lit, éteignant le tourne-disque en même temps.
Il devait être neuf heures quand on te réveilla. Réveillez-vous entendais-tu dans ton sommeil.
Refusant tout réveil, tu tourna le dos à la voix en grommelant.

Puis soudain, ton cerveau fonctionne. Tu te réveille doucement, prenant ta tête dans les mains. La gueule de bois ne te manquait pas.

Puis ton regard se porta sur ce qui semblait être une femme.

- Vous faites quoi chez moi putain ? dis-tu entre deux râles.

Tu étais choqué de la voir ici mais tu n'avais même pas la force de réagir, tu voulais simplement des réponses.
Ton regard s'arrêta ensuite vers sa tenue, elle était sale et elle puait la mort. Elle était couverte de boue et de sang. Tu la chasserai de suite, de peur d'être attiré dans des problèmes mais tu n'as aucune force pour.


- Bordel mais lavez-vous p'tain, on vous a jamais appris a ramener des vêtements dans une laverie ou quoi ? Et puis, c'est quoi ce sang, partez de chez moi si vous êtes mêler à des affaires louche.

Tu te leva et attrapa un T-shit tout en découvrant un tout nouveau tatouage, un triangle. Tu t'étais encore fait tatoué défoncé. En plus, tu ne te souvenais même plus de sa signification mais ce n'était pas grave t'en inventerai une plus tard.

Tu la fixa ensuite, attendant des réponses.


- Vous comptez glander longtemps ?

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Ungoliant
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Lun 5 Juin - 3:31
Quel enfant !  Il se retourne, l’ignore.  Une seconde, deux secondes, avant de s’exprimer, de s’exclamer.  Rosily fait un pas en arrière.  Une femme dans une garçonnière est souvent une prostituée, mais elle n’en est pas une.  Et elle ne se laisserait pas traiter comme telle.  Néanmoins, c’est ainsi qu’il l’appelle.  Putain.  Vulgaire, horrible.  La décédée fronce les sourcils et pince les lèvres.  Ce doit être ses bras nus qui la confondent avec les gourgandines.  

“Je ne suis pas une femme de petite vertue, paltoquet !” Qu’elle s’indigne, pas trop fort.  

Bordel, putain, louche.  Des mots odieux, choquants.  Avec malheur, ils lui sont familiers.  Dans une institu, toutes les femmes sont des catins, des objets, sans esprit.  Elle a envie de lui mettre une claque, mais il n’a pas tout à fait tort, de l’autre côté.  À nouveau, elle regarde sa tenue, vieille, sale, tachée.  Sa façon de s’exprimer est curieuse, difficile à comprendre.  Rosily tend l’oreille pour mieux écouter, assimiler les mots du garçon confu.  

La veuve ignore quelles sont ses options.  Elle jette des coups d’oeil autour d’elle.  Il lui semble avoir vu un bain.  Il avait un tatouage, une forme géométrique quelconque.  C’est un criminel, assurément.  Seuls ceux qui abusent de mauvaises substances et activités se tracent ainsi la peau.  

Il parle encore. Glander ?  Elle ne comprend pas, mais elle répond tout de même.  

“Je viens de mourir.” Ses longs bras blancs sont intactes.  Dans ses poumons, il n’y a que l’air du désert. “Puis-je emprunter votre salle d’eau ainsi qu’une tunique de rechange le temps de passer mes vêtements à la presse ?”

Elle bat des paupières et se regarde à nouveau.  Dégoûtant.  Elle ressent un brin de honte d’ainsi se montrer devant un inconnu, mais l’Espace-Temps doit trouver cela amusant.  Elle ajoute, au cas où, un peu nonchalante :

“C’est mon sang.  La deuxième chance.”







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Dread
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Lun 5 Juin - 4:01
i thought that i was dreaming
when you said wake up

"Il n'y a rien de pire qu'un inconnu dans le noir."

“Je viens de mourir.” disait-elle avec un air que tu qualifiera comme étant légèrement penaud. Tu la fixa quelques secondes avant de comprendre ce qu'il en devenait. Elle venait à peine d'arriver sur Quorl, dans ton appartement. Elle était apparue pour la première fois dans ton appartement. Elle ne savait absolument rien de ce monde, et tu te devais d'être là pour l'informer du monde qui l'entoure.

Mais tu n'en avais pas envie.

A vrai dire tu pourrais en profiter pour la mener en bateau. Tu n'étais pas de Thyos pour rien, après tout. Tu lui garantirai la survie en échange de quelque chose. De l'argent ? Du sexe ? Le ménage ?

Tu souris.

Mais très vite ton sourire tomba, tu ne devais pas oublier ton but précis. Tu te devais d'être quelqu'un de bien.

Elle demandait des vêtements, une tunique ? Tu ne mettais pas ça, c'était un truc de gonzesse. Au lieu de ça, tu ouvris ton armoire et en sortit un pull légèrement trouvé aux épaules que tu jeta sur le lit.

- Utilise ça et fais gaffe l'eau chaude déconne parfois, vaut mieux que tu fasse bouillir un peu d'eau dans la cuisine avant.  

Tu pris un paquet de cigarette et en alluma une avant de la regarder.

- T'es morte comment ?

Au vu de sa dégaine tu l'imaginais bien coursée dans les ruelles d'une ville sombre et assassinée froidement. Peut-être avait-elle aussi été violé ?

- Putain va te laver et après j't'explique deux trois trucs. Tu pue la mort, sans mauvais, jeux de mots.  

Tu te dirigea ensuite vers la cuisine et t'enfila un cachet pour faire passer le mal de tête. Tu savais que c'était mal de le faire sans avoir manger mais les effets arrivés tellement plus rapidement, tu n'avais pas à attendre une heure avant de te sentir mieux.
Tu en profita pour mettre de l'eau à bouillir pour le bain de la femme tout en te faisant couler un café. Tu mis ensuite de la musique.


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Ungoliant
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Lun 5 Juin - 13:33
Rosily demeure de glace devant les différentes expressions faciales que traverse le garçon.  Elle a l’habitude d’attendre, de ne plus rien faire.  Cela ne lui semble même pas insurmontable de rester là, à glander, jusqu’à ce que le jeune homme daigne agir.  Elle ignore l’étendue de ses possibilités, pour le moment, ne sait pas quoi attraper, comment devenir autre chose qu’une hystérique.  

Ses mains délicatement abîmées attrapent le pull et prend le temps de toucher sa texture.  Pour un tissu troué, il est plutôt doux, mais pas très joli.  Quelle couleur horrible.  Malgré le plissement de son nez montrant à la fois une critique du vêtement autant dans sa couleur que dans sa forme peu couvrante, elle ne dit rien.  Pli qui s’accentue avec la cigarette qui vient chatouiller son odorat, et la question un brin indiscrète mais tout à fait pertinente, ici.  

“De la peste blanche, dans une maison pour lunatiques.”

De la tuberculose dans un asile.  Du rhume dans un sous-sol.  Un mort peu impressionnante, molle et bête.  Elle lâche un bref soupir et bouge à nouveau qu’une fois le garçon sortit de la pièce.  Rosily se met dans un coin, loin de la fenêtre, loin de la porte.  Elle retire sa jupe puis son corset et met le tout en boule où ça ne gènera pas trop.  Elle se déshabille d’à peu près tout, sauf du jupon de coton opaque qui couvre ce que le pull dévoile.  Heureusement, il est suffisamment large pour cacher une maigreur qui ne doit plus être à la mode depuis bien longtemps.  

“Je ne suis pas une putain.” Répète-elle en sortant, déjà plus propre sans même s’être lavée encore.  

Rosily sent une odeur exotique et, un instant, est surprise.  Quel va-nu-pieds peut se permettre du café ?  Elle garde le silence en ne se tenant pas trop prêt du garçon, patiente jusqu’à ce que l’eau boue.  L’hystérique ne peut s’empêcher de retourner vers la fenêtre et de, avec subtilité, regarder au travers des pans de tissu pour admirer l’extérieur.  

La musique l’interpèle.  Évidemment, Rosily ne connaît pas et ne comprend pas ce qu’il se passe.  Elle cherche l’origine du son sans trop réagir au genre, puis observe le disque qui tourne.  Oh, elle a envie d’y toucher, mais préfère garder le silence avant de se faire traiter de gourgandine à nouveau.  Elle se désintéresse et continue de se promener.  Rosily va toucher aux premières eaux au fond du bain.  C’est chaud, réconfortant.  Mais la chaleur ouvre la peau et laisse pénétrer les maladies.  Hors de question qu’elle s’affaisse à nouveau, incapable de se porter, incapable de vivre.  

L’hystérique fouille un peu et tombe sur toutes sortes de choses, mais surtout, un carré de tissu qu’elle trempe dans l’eau et tord.  Avec celui-ci, elle entreprend de frotter son visage, puis le rince.  Son cou et ses bras, ses pieds.  







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Dread
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Mar 13 Juin - 19:32
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"Il n'y a rien de pire qu'un inconnu dans le noir."

Quand elle sortit de la pièce, elle arborait le pull ainsi qu'une longue jupe. Tu étais déçu, tu ne pourrais même pas en profiter un peu. Mais ce n'était pas pour autant que tu allais pas t'amuser de cette situation.

Tu força un sourire rassurant avant de retourner prendre ton café. Tu te demandais quel avantage tu pourrais tirer de cette situation. Tu n'y voyais pas grand chose. Tu ne voulais pas l'utiliser pour quelque chose que tu pouvais faire toi-même, ce n'était pas ton genre. Tu ne voulais pas non plus faire croire quoique ce soit, elle saurait bien assez tôt que tout est faux et là ce serait toi qui serait dans une embrouille. Et pourtant dans ce genre de situation, tu n'imaginais pas qu'il y avait possibilité d'avoir trente-six mille solutions.

Pour le moment tu allais simplement l'aider, la renseigner et lui faire croire qu'elle te doit beaucoup, si elle est assez fidèle elle te refilera un service.
Bien entendu tu te doutais bien qu'elle n'était pas apparue ici par hasard, depuis que tu étais ici tu avais bien compris qu'à Thyos ceux qui arrivaient ici n'était pas les plus sage et les plus juste. Elle cachait un vice et tu te devais d'en être au courant.

Tu pouvais déjà deviner qu'elle venait d'une époque assez ancienne. La peste, c'était quelque chose de révolue à ton époque. Moyen-âge ? Elle allait absolument rien comprendre.

Serviable tu décida de lui rapporter des serviettes, en entrant tu pu la voir quelques secondes avant de refermer. Elle a pas l'air d'avoir compris qu'il faut être dans la baignoire pour se laver et pas à l'extérieur.

- Mais tu branles quoi hors de la baignoire ?! 'fin je te rapporte des serviettes.  

Tu avais pu voir sa maigreur. C'était prévisible, elle avait du vivre dans des conditions auxquels tu n'imaginais même pas. Tu avais un peu pitié d'elle mais en même temps la situation te faisais rire nerveusement.
A vrai dire tu ne savais pas quoi prévoir, ça te rendait nerveux, tu finissais par vous faire des casse-dalles automatiquement, sans même t'en rendre compte. En même temps, t'essayais d'en savoir le maximum.

- C'est pas que je te traite de putain, c'est rien qu'une expression on va dire. M'enfin, si tu t'appelles pas putain, tu t'appelles comment ?  


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Ungoliant
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Ven 23 Juin - 5:09
Elle continue d’éponger sa peau de manière pudique, dépassée.  Rosily passe le linge sous le large pull que le garçon lui a prêté et sent, au travers le linge humide, la forme saillante de ses côtes.  Malade, dégoûtant.  Avant, elle se délectait de sa maigreur, par convention, parce que c’était beau, maintenant…  Maintenant la mort lui offre une seconde vie, et elle ne la passerait pas avec la peau sur les os.  Ou enfermée dans un trou pour s’être rapprochée de la mauvaise personne.  

La femme sursaute quand la porte s’ouvre.  Quelle indiscrétion !  Son regard montre sa surprise, mais ses lèvres demeurent fermées.  Après tout, elle n’est pas chez elle.  Un coup d’oeil à la baignoire où l’eau dégageait une chaude vapeur.  Elle plisse le nez, peu désireuse de rattraper des maladies.  Mais s’il est originaire du futur et qu’il va dedans…  Inculte ou bain révolutionnaire ?  

Elle lève un jupon et plonge une jambe dans l’eau chaude.  Beaucoup agréable que les douches froides qu’on la forçait à prendre dans l’institut.  Ou tout comme les bain d’eau bouillantes, nouvelle découverte contre l’hystérie.  Mais cette fois-ci, elle est libre d’entrer et de sortir comme elle le désire.  Rosily retire ses vêtements et glisse doucement dans l’eau.  Elle se recroqueville sur elle-même, mal à l’aise, gênée.  Et quand le sentiment est parti, quand un corps nu devient ordinaire, elle frotte sa peau.  Ce n’est pas beau à voir, la crasse de l’asile l’aime, la colle.  Des particules impossibles à identifier se mettent à flotter, à suivre le courant de l’eau.  Elle se risque à tremper ses cheveux et à voir s’obscurcir le contenu du bain.  Elle écarte les mèches avec ses doigts, tente de démêler le tout.  Une tâche ardue, mais nécessaire.  

“Il s’agit d’une curieuse expression.” Qui a décidé que de traiter les gens de putain était une bonne expression ? “Rosily Halberd.” Qu’elle répond d’abord.

L’identité qu’elle arborait de son vivant.  La pauvre fille d’artisan.  La veuve d’un bourgeois.  La saphiste, l’hystérique.  Elle soupire et elle se reprend.

“Non… C’est Ungoliant.  Je m’appelle… Ungoliant.” Elle ignore ce que cela représentait.  Elle ignore de quelle oeuvre ce drôle de mot est tiré mais, maintenant, c’est elle.  Ungoliant. “Et vous ?”

Elle termine sa toilette et attrape une serviette pour s’y enrouler.  Elle prend soin de se sécher, de s’assurer qu’aucune maladie ne s’introduise par sa peau.  La tuberculose avait été suffisante.  Sa peau est plus claire, moins blême.  Son visage a retrouvé des couleurs naturelles, bien qu’il soit pour le moment impossible de cacher ses joues creuses.  Elle remet son jupon et par-dessus le large pull puis sort de la salle de bain.  

“Quel est le prix de votre bonté ?” Dit-elle, sans hésitation.  À l’hospice, une aide ne venait pas gratuitement.  Pourquoi cela serait différent dans la mort ?  Elle regarde la nourriture et, intérieurement, salive.  Etlle voit de bonne chose, dans ce qu’il prépare, des aliments savoureux.  Un repas de choix après avoir mangé une bouillie par jour pendant des années.  







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